La séance du Conseil d'Administration de l'Hôpital de Cognac du 27 octobre a tout d'abord été marquée par une intervention de l'intersyndicale FO-CGT avec une délégation du personnel.
La délégation a fait état d'un manque d'effectif important, d'heures supplémentaires très importantes et de jours RTT non pris. Un exemple, dans le service médecine pour 12 Infirmières Diplômées d'Etat, ce sont 82 jours de RTT non pris, 56 jours en heures supplémentaires.
Pour les délégués, ces chiffres montrent la dégradation des conditions de travail entraînant épuisement, démotivation, absentéisme et stress pour le personnel.
Le directeur a répondu qu'il est contraint de faire avec les moyens qu'on lui donne. Sur la précarisation il a indiqué avoir transformé 22 CDD en CDI.
Pour ma part, si je me suis félicité de ces 22 CDI, je n'en ai pas moins souligné que cela ne donnait pas d'effectif supplémentaire. Or le problème de l'hôpital est bien de répondre le mieux possible aux besoins des patients avec un effectif de qualité en nombre suffisant. Le budget 2006 contraignait déjà à une restriction, les chiffres annoncés et les mesures envisagées pour 2007 peuvent laisser craindre une aggravation des conditions de travail des personnels. Si tel devait être le cas, on pourrait craindre pour la qualité des soins et pour l'image de l'établissement.
Avec la Tarification à l'Acte qui va peser 50 % du budget de l'Hôpital en 2007, il faut être attractif et produire de l'activité, or, en 2006 alors que l'on espérait une progression de 3.5 %, on s'oriente plutôt vers une stabilité. Dans le même temps le gouvernement a décidé de réviser à la baisse la Tarification. C'est donc à un manque à gagner important que va devoir faire face l'hôpital de Cognac. Il est chiffré à 1 million d'€uros !
Pourtant on peut saluer certaines décisions telle celle de se doter d'un mammographe ou encore les actions dans le cadre du plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer avec une nouvelle unité de soins, ou le plan cancer.
Enfin concernant le nouvel hôpital, tout d'abord tordons le cou à une rumeur concernant sa remise en cause. Il n'en est rien. Reste cependant posé le problème du financement des infrastructures routières pour le desservir. Une discussion initiée par M. le Sous Préfet à laquelle j'avais été invité au titre de la Région s'est tenue le 19 octobre. Tout n'est pas encore définitivement calé.
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